Salut à tous !!
Oui oui encore une fois je suis -légèrement- à la bourre...
Alors comment s'est passé votre moi d'août ? Il parait qu'en France le temps fut resplendissant... Rôôô ça va hein, dans quelques mois, que dis-je, dans quelques semaines, vous vous rigolerez doucement quand je devrais semer des graines dans la bise québecoise !
Pour moi ce fut finalement assez la vadrouille ces derniers temps.
Tout d'abord la Californie, pour un colloque (tututut, pas de commentaire...) à San Jose. Bien passé, (re)vu quelques vieilles connaissances comme Paul (qui est en post doc à Guelph), et puis j'ai pu visité Sophie la parisienne en post doc à Berkeley (prononcer avec le petit doigt en l'air). C'était bien sympa, j'ai aussi rencontré Stéphanie, une vieille connaissance de Sophie, mais aussi d'Amélie (ALGP, toufiko-gestante). Le monde est petit, surtout le monde des albatros et des manchots me direz-vous. Bref. Les deux derniers jours là-bas nous avons été dans la Sierra Nevada, un peu nostalgiquement pour moi, 7 ans après (M. Kunstler ??). Direction donc le Lake Tahoe. En fait j'ai écrit un petit truc pour le blog de Sophie et comme 1) je suis à la méga-bourre et que 2) j'ai la méga-flemme, je vais gardé tout pareil, les notes de Sophie comprises (en bleu), nécessaires pour relativiser ma (modeste) mauvaise foi...
Voici donc.
"Après la vague excuse d’un colloque en Californie, je profitai du week end avant le retour dans la fournaise aoûtienne montréalaise pour re-rendre visite (après un passage éclair la semaine passée) à la pauvre petite parisienne exilée dans une université anonyme et probablement sans avenir, qui plus est dans un endroit paumé voire carrément perdu («la vie ne fait pas de cadeau», M. Manatane, comm. pers.).
Bref, je m’incruste grave pour le week end.
La chef décide donc qu’on aille s’aérer un peu, c’est-à-dire faire de la rando au Lac Tahoe, 4 h de route vers la Sierra Nevada. Donc c’est parti à 4, avec Nicola le coloc Italien et Antonio l’Espagnol. La vieille Europe quoi.
Apres avoir récupéré un rutilant véhicule de location* (Madame a bien acquis récemment une voiture, mais sa taille ridicule sur l’échelle des standards américains a généré un sentiment de honte à sa propriétaire (bien légitime), la conduisant à la conclusion évidente qu’il fallait mieux s’en passer pour le week end), et un savoureux déjeuner «light», nous arrivons vers 16 h. enfin honte honte...une voiture sans climatisation ! c'était du suicide oui !
Le constat s’impose alors: il fait chaud. Donc comme la rando c’est bien mais pas tous les jours, l’option baignade-branle s’impose comme une évidence à nos corps endoloris par les miles dans l’habitacle climatisé (heu non non j’ai rien dit là, on est des écolos nous d’abord, caca la clim).
-hum hum...petit mensong...mais bon...Bien sur les instincts virils des mâles s’expriment immédiatement, et nous sommes vite à l’eau, plongeant et nageant avec une grâce et une délicatesse des plus masculines. Les photos attestent inévitablement de cette prééminence. -no comment.;effectivement les photos parlent d'elles-mêmes -


Bien entendu la représentante du quatrième pays européen représenté (Paris, pour ceux qui suivent pas) se fait désirer, invoquant des excuses à la pertinence plus que douteuse («c’est froid» - «j’ai pas de maillot»). Elle finit par se jeter à l’eau (haha), et nous barbotons dans une eau cristalline au milieu des canards et des canots à moteur avec des Ricains dedans (qui nous jettent de bienveillants regards plein de compassion «Dégage de mon chemin nageur de mes deux»). Après 2 minutes et quinze secondes nous sortons, pleinement rassasiés.
L’effort ça a du bon: après on a faim et on peut manger sans compter, étant donné toutes les calories dépensées. Pourtant, chantres du bon goût et du sens de la mesure en toute circonstance que nous sommes, nous optons pour un repas simple, local, léger.

Cependant il faut songer au lendemain. J’ai mon avion le soir même à San Francisco, et nous avons prévu une rando relativement longue (a priori). Il faut donc partir tôt. Seulement nous pâtissons d’un handicap non négligeable dans notre équipe: deux latins. Au début, crédule, j’avance l’hypothèse d’un éventuel lever possible aux environs de 6 h. La profondeur de la douleur sourde dans les yeux d’Antonio impose alors la tempérance. Finalement lever vers 6h30, presque sans râles.
- reveil au son de la trompette du général Morin, qui chronomètre nos moindres faits et gestes pour un démarrage dans les temps -
Sur la route vers le lieu de départ Nicola aperçoit un ours (pas nous, hé c’est le matin je rappelle), et nous sommes fin prets pour 8h, apres un petit dej conséquent. Ah oui j’ai oublié de mentionner que la veille nous avons fait des courses, là encore avec un grand sens de la mesure. Bref on est méga chargés de bouffe, cookies, fromage et vin compris.- ben quoi ? une randonnée sans pain, fromages, jambons et la petite bouteille de pif ce n'est plus une randonnée, ou bien ? et il ne faut pas oublier les cookies pour le dessert, les barres de céréales en cas d'hypoglycémie, le chocolat s'il n'y a pas assez de céréales ou de cookies....


La montée fut effectuée à un bon rythme, même si Nicola est très fortement soupçonné d’utilisation de produits illicites, comme tous les Italiens finalement. - le Xavier Virenque (notez que cette comparaison honnie m'indispose au plus haut point, ndX) n'est pas en reste : les 2 chamoix ont grimpé les 1000 mètres de dénivelé pour arriver au sommet à 3200 mètres tout de même en 2h et pas beaucoup ! à l'insu de son plein gré c'est ça ? -


Mais bon au final la vue est vraiment pas mal en haut.
Les "chimpmunks", sorte d’écureuils à queue fine essayent bien de nous voler les cookies mais on sait se défendre.

En fait on est arrivé si tôt en haut que le repas léger (encore un) annoncé ne se fera que dans la descente. Sophie s’est battue avec le vin (italien…) mais elle en est venue à bout.
- pas de ma faute si les mauviettes qui m'accompagnaient n'ont pas réussi à déboucher la bouteille -

OK, publicité mensongère... Le Chianti m'a résisté.
Enfin après quelques coups de soleil, nous regagnons notre modeste véhicule. Retour à SF pile poil, j’ai eu mon avion nickel (quoi quoi quoi, meuh non même pas stressé d’abord…).Bref merci Sophie et à la prochaine!! (à Montréal??)

PS: Au fait après avoir vu et testé l’environnement de Mlle Véran, à savoir le cadre de vie, les magasins à disposition (marché fruits frais, de fromages de partout), la maison, le climat (bon quoique là)… je voudrais signaler que tout syndrôme dit «grec» (= se plaindre beaucoup et de préférence souvent) de sa part relèverait tout simplement du scandale le plus éhonté.
-j'avoue...j'ai passé tellement de temps à me plaindre de l'endroit " fait pas aussi beau et chaud qu'à montpellier"-" y a la plage mais l'eau est trop froide on peut pas se baigner"-" la nourriture..bof bof" , je suis connue comme la "râleuse de francaise"..étonnant non ? Il a fallu un petit dej pains au chocolat, baguette fraiche et brioche -"ben quoi, tout le monde n'a pas ça dans son exil de postdoc? "; un énieme tour sur le Golden Gate -"oui c'est vrai le pont est pas mal, la vue est chouette", des grosses bouffes dans un restaurant argentin, mexicain...-"oui non faut reconnaître on trouve de tout ici"- ; un tour des collines de San Francisco - "plus d'adrénaline que les montagnes russes" etc...et la cerise sur le gateau : le we au lac Tahoe. Mince alors, c'est chouette la vie à San Francisco ai-je alors réalisé en engloutissant ma énième mangue délichieuse de la saison...
Alors voilà, il y en a qui doivent lutter pour ne pas prendre l’accent de la Belle Province (et donc éviter quelque sarcasmes une fois rentré au pays) et il y en a qui doivent lutter contre un complexe de supériorité relativement marqué chez les locaux et un léger esprit anti-français. Et oui la vie ne fait pas de cadeau…
* à noter quand même que pour vérifier l’identité des gens qui louent des voitures ils demandent… la carte de crédit. Eh oui y a que ça de vrai ici…"
Voilà donc. Puis retour à Montreal, et vacances pour 9 jours, an Europe... On verra pour le récit. Car là je tombe, donc je vous souhaite une bonne nuit, ou un bon réveil vu l'heure. Et bonne reprise/rentrée/déménagement...
Mais promis à très bientôt pour plus de news. Allez une photo du rugby de dimanche quand même (reprise pour moi, et avec décalage horaire, masi on se plaint pas hein...).
Bises !
Xavier
