Salut à tous !!
Oui bon j'ai pas pu tenir les délais la dernière fois... Là je reviens juste d'une semaine avec Sandy et Thomas en Gaspésie, photos dans le prochain post. Car avant je vous dois les photos de Vancouver...
C'était donc juste après mon passage en France début mai. Une conférence à Vancouver. L'excuse parfaite pour ensuite s'échapper vers Vancouver Island, proche de la ville du même nom, mais à 2 bonnes heures quand même (bus et ferry).
L'île est grande (500 km de long) et bénéficie d'un climat orginal (même si tout aussi pluvieux que Vancouver). On y trouve ainsi une "temperate rain forest" (pour les spécialistes) ce qui est assez rare à l'échelle du globe. En gros une forêt avec de grands arbres, et très diversifiée en sous-étage.
Je suis donc parti avec Grigoris (grec de son état, et doctorant à McGill), pour 5 jours sur l'île. Après l'arrivée à Victoria (ville mignonne mais ultra touristique, qui de plus se targue d'un climat "semi-méditerranéen... Je vous laisse apprécier le "semi"). Bien déboités, nous prenons le bus à 6h le lendemain matin pour le "Juan de Fuca Trail", prolongement du "West Coast Trail" (pour les -fins- connaisseurs), à l'ouest de l'île.
Au programme marche en forêt parmi les Red Cedars (Thuyas géants), bivouac sur la plage, rochers (de glissants à super casse gueule), et Pygargue à tête blanche (l'oiseau emblême des Etats-Unis, cf post sur Madison pour les feignasses qui ne suivent rien du tout). Pumas et ours étaient dans les parages. On a vu de belles production d'ursidés en effet, et une trace de puma (a priori) mais pas d'observations, hélas... J'aurais bien tater du gros matou mais c'est pas facile quand même. Quant aux ours, ça rigole pas trop non plus, surtout qu'il y en avait un "habitués aux randonneurs" dans le coin...
La rando c'était bon, même si on n'avait pas trop l'équipement adéquat... Traduction : sacs mégas lourds, et les ambitieux 21 km du premier jour nous ont bien malaxé les mollets et surtout les lombaires. Nous n'avions également rien pour traiter l'eau (les ingénus) et heureusement nous avons rencontré Dagmar, une allemande dans la cinquantaine, qui nous a dépanné en tablettes. Il a plu les derniers jours (cf dernières photos...), et la dernière portion fut assez épique (20 cm de boue sur 10 km). Mais bon nous sommes arrivés quand même, avec la certitude de posséder des muscles dorsaux, et après une attente sous la pluie, le seul bus de la région (qui passe une fois tous les 2 jours) est enfin arrivé. Retour à Vancouver, et puis le surlendemain retour à Montréal. Je n'en étais pas malheureux, après presque un mois et demi de vadrouille. Allez les photos...

Le bivouac du premier soir (Bear Beach), avec nos têtes déboitées (cf dessous). On était collés à une falaise, avec la peur de la marée (on n'avait pas vérifier les horaires, bien sur). Finalement la mer s'est arrêtée de monter à minuit, à 1m50 de la tente. Merci.


Le lendemain matin

Il y avait quelques passages de ce genre, que j'affectionne tout particulièrement comme chacun sait. Poussé par le Grec, j'ai voulu faire face, et bon je suis passé. "Bravo".