lundi 3 décembre 2007

C'est quoi une tempête de neige ?

C'est ça :


Deux magnifiques photos prises depuis ma fenêtre (eh oui, pas sorti aujourd'hui, une occasion de ne pas aller au boulot, on ne va quand meme pas cracher dessus - mais bon par contre ce soir je suis invité, va falloir quand meme que je tente la sortie...).
Donc première tempête de l'année (l'an passé il n'avait vraiment neigé qu'en janvier...) plusieurs dizaines de centimètres en une nuit et un jour, cette fois c'est vraiment parti.
Sinon promis un post pour démystifier mon fabuleux travail de terrain avant Noël ("la bonté de César est infinie").
Enfin bienvenue à Ibou, né le 30 novembre, qui a presque eu la bonne idée de naître le jour de la Saint Xavier, mais qui était finalement trop pressé de voir en vrai sa maman et son papa. J'attends l'accord parental pour la photo... En attendant bises à tous, et j'espère que vous avez moins froid que moi.
Xavier

dimanche 25 novembre 2007

Retour en France (2)

Salut !
Alors que le mercure chute dramatiquement à Montréal, voici un bref retour sur la fin de mon passage au pays, et ce qu'il y a à savoir sur mon dernier week end avant le retour ici.
Les deux néo-docteurs avaient pris soin d'organiser un week end "Doctoriales", en pleine Sologne. Les grèves aidant, nous partîmes en quête de transport avec Claire, Jean et Sylvain. Finalement la gare d'Austerlitz rendit son verdict : 1 train, que nous prîmes miraculeusement.




Un bref moment d'attente


Nous arrivâmes donc à destination, notamment grâce à un transport en voiture Orléans-Lamotte Beuvron assez inespéré.
Puis, alors que je me détendais dans la Marso-Lescro-demeure, les trois autres belligérents partirent pour l'opération course. Nous nous installâmes donc ensuite au gîte, et Jean put lancer la soupe à l'oignon. Bon OK j'arrête avec le passé simple, ça insupporte vite.

Le boss, (presque) DDG

Au menu, c'était surtout raclette, mais raclette fromago-crocodilienne (sponsor : Haribo). C'était toujous le même spectacle : les crocodiles fondaient, se distendaient, pour finalement prendre d'improbables postures dans la bouche de certain(e)s.




"La raclette c'est bon pour les bébés". Evidemment.



La cérémonie d'intrônisation par la Vache Sacrée.


Le gourou, impassible. (Notez l'assiette des restes, délicatement réservée pour le tigre)



Ledit tigre après son arrivée tardive, se ruant sans mot dire sur ladite assiette. Il y a, dans ce monde, des choses trop prévisibles.



" Le ventre" et son aide de camp, jaugeant la situation avec justesse et parcimonie


Le lendemain fut le jour des cadeaux, avec tout d'abord les 30 ans d'Amélie. Parmi les présents, un ouvrage de 1er choix.

Pas de thèse...


La littérature qui a tant fait défaut dans la thèse.



La panoplie complète du sportif alternatif (alter-sportif) d'outre-atlantique


Luis et son habituel regard genre "si je t'attrape,..."



"- Alors qu'est-ce que tu fais par ici en ce moment, tu branles ?
- boh, ici ou ailleurs..."



Combien de reptiles dans cette image ? (attention au piège sur l'oreille)



Une attitude galvaudée, mais tellement plaisante...



Les docteurs et le Mentor

Puis ce fut l'heure du retour. Après avoir eu un TER à Lamotte, j'ai pu squatter chez Eric à Paris. Puis après un lever fatalement précoce pour prévenir l'effet grève, j'ai rejoint le Québec. Mais alors qu'il faisait gris et surtout froid à Paris, un grand soleil m'accueille à Montréal.
Je me voyais déjà fanfaronner et répondre à ceux, fourbes, qui avaient raillé mon retour canadien ("tu vas te meuler")...
Seulement, le lendemain matin :

Toujours ma rue... (la vie ne fait pas de cadeaux)


Donc voilà, la neige is back, et je dois retourner sur le terrain lundi pour "finir"... Donnez-moi donc du courage au lieu de glousser, car planter des graines dans 20 cm de poudreuse gelée, ça va être excitant...
Allez sur ce bonne fin de week end si jamais certains lisent cela demain dimanche (on ne sait jamais hein) et bises à tous !
Xav


jeudi 22 novembre 2007

Retour en France (1)

Bon il était temps je sais. Plus d’un mois sans rien, la honte. Deux causes majeures quand même : 2 semaines de terrain et un retour éclair au pays.
Eh oui finalement, après 10 mois, j’ai craqué…
Ce n’était pas très très raisonnable, mais il y avait quand même une fenêtre de tir possible. Et puis il y avait les soutenances de Baptiste et Jean, je ne pouvais pas rater une telle conjonction. Sans oublier l’irrésistible envie de revoir les gens, de Montpellier, Mauguio, Cérons, Pourrières, Paris, Dijon, Lamotte…
Alors je suis donc revenu en France pour un passage express d’une semaine.
C’était assez sportif le départ, car j’étais sur le terrain (mais qu’est-ce qu’il fout donc sur le terrain ?? Bientôt un post explicatif et richement illustré promis), et j’ai du aller à un colloque dans le New Hampshire pour deux jours. En voiture de location évidemment. J’avais réservé une « ultra-compacte », mais finalement j’ai eu "ça" :




"vous verrez ça se conduit très bien"



Bon de toute façon quitte à exploser son bilan CO2… Après 6 heures de route, bien déboité, je découvre ma chambre sur place…


Mais non garnie...



La classe vraiment. Sinon le colloque s’est bien passé (= bien bouffé), et vient donc l’heure du retour le surlendemain. 6 h encore, avec le stress de l’avion le soir même, avec passage dans Montréal à l’heure de pointe. Mais au final je m’en suis pas trop mal tiré grace à un itinéraire bis.

Arrivée à Paris le samedi matin. Je pensais être tout enjoué de retrouver le RER, les affiches dans le métro si chatoyantes. En fait cet effet d’euphorie est très fugace, car très vite on s’aperçoit que dans le métro il y a aussi les Parisiens… Bon mon unique heure de sommeil a du jouer à cette rapide redescente d’euphorie. M’enfin, rien de très dramatique.
C’était bon ce week-end à Paris. Temps pourri mais pas grave. Sarkoland, enfin.



Le lundi matin, départ pour Montpellier, après avoir loupé le réveil et presque l’IDTGV. Grand retour en Septimanie. Là j’avoue, me retrouver à la gare ça m’a fait quelquechose. Le soleil en plus, évidemment. Là je suis récupéré par la Grecque, resplendissante dans sa C1. Découverte de l’appart IKEA de Mâdâme, mais à peine le temps de feuilleter la méthode Assimil « Grec » et de faire la sieste devant Arte (ahh ces plaisirs oubliés) que déjà il faut manger.
Le soir c’est donc raclette (mouaaaaa… = soupir de plaisir) avec GB (le maître de maison), Cyrille (le futur papa), Carole, Denis et Léna (qui a trop grandi).



"Vous avez vu ma Rolex ?"




Il le vaut bien...

Puis le lendemain, ce fut donc le jour de la thèse de Baptiste. Oui oui, LA FIN DE LA THESE DE BAPTISTE. Un petit effet surprise (voir ma sale tete bien coiffée) qui a marché, juste avant l'heure H...
Allez lâche le portable, Amélie est innocente...

Fais chaud hein



Mâdâme, "même pas stressée", non non non...


Le discours de Papa Tigre

Bref tout s'est bien passé, "j'aime quand un plan se déroule sans accroc" (un plan encore plus astucieux, au passage).

Le lendemain, après midi au CEFE, et à peine le temps de revoir les vieilles connaissances, et les bureaux chamboulés... Mais à cause des grèves, je pars le soir même sur Cérons avec Baptiste, en espérant pouvoir attraper un train le lendemain pour aller à la SC (Soutenance Croisel). Une nuit dans le palace en travaux, qui méritera une autre visite bientôt j'espère. la Dju reprête allégeance par son salut caractéristique.

Le jeudi je réussis donc à monter dans un TGV (avec double contrôle - j'avais un billet, mais pfff si on peut plus griger pendant les grèves...), mais j'arrive avec 30 minutes de retard. Enfin le directeur de thèse de Jean a eu un jour de retard (bref pas là), alors...

Les beaux amphis de l'ENGREF Paris (et le fond du powerpoint croiselien, hypnotique)



L'heure de gloire de sieur Croisel



Le succès (immoral selon le tarot villieresque, mais bien légitime en fait), malgré l'échec in extremis du plan AK

Là encore tout a bien été, même si Claire aurait bien mordu ou griffé au visage quelque rapporteur un peu trop insistant. Pétro et Sylvain sont venus au festin qui a suivi boulevard Montparnasse. Une page de tournée.

Voilà, la suite demain j'espère, avec notamment "les Doctoriales". En attendant bonne nuit et à + !!

Xav






jeudi 18 octobre 2007

Poême d'automne

OK OK on a gagné au foot (mais rien de fait encore), et à Montréal les températures restent clémentes pour une mi-octobre (je ne chauffe pas encore, respect)...

Mais quand même, une chose est sûre :
Il fait un bon vieux temps pourri,
On perd contre les Rosbeefs, sans génie,
Ma phase du terrain prend du retard,
Et voilà, diable, que Cécilia se barre...
Décidément, les temps sont durs.

jeudi 11 octobre 2007

Yours to discover

Hey!
Le week-end denier c'était donc l'Action de Grâce (= Thanksgiving au "Canada francophone"). mais ne me demandez pas le pourquoi du comment de cette fête ici presque plus importante que Noël. Bon OK, en gros on remercie Dieu de sa bonté. Cela dit aux Etats -Unis il semble qu'à l'origine cette fête fut destinée à remercier les Amérindiens de leur accueil... Wikipedia résume bien l'évolution ensuite : "Deux ans plus tard, la colonie célébrait à nouveau la fin des récoltes, mais rendant surtout grâce à Dieu. Cette fête devint très vite simplement religieuse, et toute référence aux Amérindiens fut rapidement oubliée, d'autant qu'après la mort du chef Massasoit qui garantissait la paix, les Wampanoag furent finalement exterminés en 1676." Bref merci Guru...
Bon mais Thanksgiving ça part quand même d'un bon sentiment. La preuve : le lundi était férié. Après moult tergiversations (on ne se refait pas hein), je partis donc rejoindre Paul et Anabelle pour 3 jours dans l'Algonquin Park, en Ontario (dont la devise est en titre du post, aguichant non ?). Seulement les tergiversations avaient (pour une fois) un semblant de justification : c'est loin, surtout sans voiture (ici c'est l'Amérique du Nord je vous rappelle). Donc au final départ samedi matin à 6h55 en train vers Toronto (Montréal - Toronto = environ 600 km), où ils me récupérent pour aller vers le Nord. La carte est à ce sujet d'une limpidité hors norme...




Seulement, alors que vous ne pensiez effectuer qu'un trajet de 3 heures vers la nature du Grand Nord (enfin Grand Ouest pour moi en fait), 4 facteurs a priori indépendants viennent soudain perturber tous vos plans (pourtant forts astucieux) :
1- Arrivée du train vers midi à Toronto
2- Il y a plus de 6 millions d'habitants dans l'agglomération de Toronto
3- C'est Thanksgiving, plus important que Noël du point de vue familial comme déjà évoqué
4- Il fait un temps pourri

Bref, le trajet va durer 5 heures... Oui je sais, comparé à certains menus délais en Afrique, c'est de la gnognote. Certes. Mais en fait on avait 2 heures de canoë à faire une fois arrivé au parc (car ce parc est composé d'une myriade de lacs et se visite donc beaucoup plus naturellement en canoë-camping), et la nuit tombe maintenant avant 19 h. Donc on récupère des permis (car comme tout parc qui se respecte ici, il faut un permis (= nombre d'accès limité), bon on pourra discuter des avantages et inconvénients de ce procédé plus tard), on loue le canoë, on fait les sacs (Paul avait déjà fait les courses, heureusement !) et c'est parti. Il est 17h30.




Et là, nous allons nous révéler surpuissants (si si). On arrive au portage (= passage entre 2 lacs où il faut porter les affaires et surtout le canoë) en avance sur l'horaire, et on se retrouve sur le lac où on devait camper.




Re-chargement après le premier portage







La pénombre gagne, mais c'est magnifique


Puis, à peine un emplacement choisi pour camper, la pluie arrive... Et là, si la montée des tentes s'effectue bien, commence la lutte pour le feu. On a bien galéré, mais au final on a pseudo cuit les saucisses. Nuit humide mais bienvenue ensuite...




Moment de solitude




Au matin du dimanche nous repartons donc. Pas d'orignaux en vue (aucun durant tout le week-end d'ailleurs, ni ours, snif...) mais beaucoup de Huards (canards qui plongent, et par ailleurs emblème du pays - on les trouve sur les pièces de 1 $ CAD).



Sinon c'est l'automne, et en plus ici les couleurs sont plus avancées qu'à Montréal. Donc "je regarde les images et c'est beau" (Raoul, comm. pers.).







oui oui, l'air constipé, ça va...

Bon parfois des barrages de castors non cartographiés forcent à sortir et transbahuter l'embarcation...





A midi, on arrive à Sunbeam Lake, le point le plus éloigné de notre départ. C'est important car c'et là qu'arrive un méga orage...





Les tentes, de toute façon peu sèches, sont mises à contribution.




Enfin "l'épisode cévenol" (les Montpelliérains comprendront) finit par se calmer après une bonne heure. On repart donc direct car il reste du chemin avant le camp du soir.


Il nous faut notamment faire plusieurs portages. Notez que pour chaque portage, deux prennent tous les sacs (ça fait du volume croyez moi), et le dernier prend le canoë comme suit. Bref, à la fin des 3 jours on avait tous des petites raideurs dorsales...





Parfois les lacs/rivières n'ont opas trop de fond. Ainsi juste avant notre destination (le lac sur lequel on devait passer la nuit), nous nou strouvons devant "Willow Pond" (la mare aux saules). Mare est en effet le terme qui convient...



Eh oui va falloir y aller...


Mais qui dit "peu de fond" ne dit pas forcément "fond solide". Ainsi des drames sont toujours possibles...


Là Anabelle est restée bloquée jusqu'en haut de la cuisse pendant 2 bonnes minutes...




Oui bon on était déjà trempés alors...

Mais nous sommes finalement arrivés au lac voulu, avec un joli campement. Et là miracle, on a pu faire (enfin surtout Paul) un super feu. Opulence de graille (chaude, y compris les Marshmallow), bref du bonheur. Et ce malgré les souris qui fouillent (et plus si affinités) dans les sacs de bouffe...





Flous mais contents du WE un peu warrior

Puis le lendemain il fallut revenir au point de départ. A un bon rythme, comme tout le week-end en fait (si si), nous sommes donc revenus à la voiture vers 13h. Idéal pour le retour à la civilisation (fast food... ben oui), puis route vers Perterbourough (cf carte en haut), où les deux Guelphiens (on dit comment ??) m'ont déposé à la gare routière. S'ne suivit un épique trajet en bus, pour un retour à Montréal à 2h30. Oui on n'a rien sans rien...

Voilà, vous savez -à peu près- tout sur le week end Survivor. Alors en attendant de vos nouvelles je vous embrasse et allez les Bleus !!

Xav