jeudi 11 octobre 2007

Yours to discover

Hey!
Le week-end denier c'était donc l'Action de Grâce (= Thanksgiving au "Canada francophone"). mais ne me demandez pas le pourquoi du comment de cette fête ici presque plus importante que Noël. Bon OK, en gros on remercie Dieu de sa bonté. Cela dit aux Etats -Unis il semble qu'à l'origine cette fête fut destinée à remercier les Amérindiens de leur accueil... Wikipedia résume bien l'évolution ensuite : "Deux ans plus tard, la colonie célébrait à nouveau la fin des récoltes, mais rendant surtout grâce à Dieu. Cette fête devint très vite simplement religieuse, et toute référence aux Amérindiens fut rapidement oubliée, d'autant qu'après la mort du chef Massasoit qui garantissait la paix, les Wampanoag furent finalement exterminés en 1676." Bref merci Guru...
Bon mais Thanksgiving ça part quand même d'un bon sentiment. La preuve : le lundi était férié. Après moult tergiversations (on ne se refait pas hein), je partis donc rejoindre Paul et Anabelle pour 3 jours dans l'Algonquin Park, en Ontario (dont la devise est en titre du post, aguichant non ?). Seulement les tergiversations avaient (pour une fois) un semblant de justification : c'est loin, surtout sans voiture (ici c'est l'Amérique du Nord je vous rappelle). Donc au final départ samedi matin à 6h55 en train vers Toronto (Montréal - Toronto = environ 600 km), où ils me récupérent pour aller vers le Nord. La carte est à ce sujet d'une limpidité hors norme...




Seulement, alors que vous ne pensiez effectuer qu'un trajet de 3 heures vers la nature du Grand Nord (enfin Grand Ouest pour moi en fait), 4 facteurs a priori indépendants viennent soudain perturber tous vos plans (pourtant forts astucieux) :
1- Arrivée du train vers midi à Toronto
2- Il y a plus de 6 millions d'habitants dans l'agglomération de Toronto
3- C'est Thanksgiving, plus important que Noël du point de vue familial comme déjà évoqué
4- Il fait un temps pourri

Bref, le trajet va durer 5 heures... Oui je sais, comparé à certains menus délais en Afrique, c'est de la gnognote. Certes. Mais en fait on avait 2 heures de canoë à faire une fois arrivé au parc (car ce parc est composé d'une myriade de lacs et se visite donc beaucoup plus naturellement en canoë-camping), et la nuit tombe maintenant avant 19 h. Donc on récupère des permis (car comme tout parc qui se respecte ici, il faut un permis (= nombre d'accès limité), bon on pourra discuter des avantages et inconvénients de ce procédé plus tard), on loue le canoë, on fait les sacs (Paul avait déjà fait les courses, heureusement !) et c'est parti. Il est 17h30.




Et là, nous allons nous révéler surpuissants (si si). On arrive au portage (= passage entre 2 lacs où il faut porter les affaires et surtout le canoë) en avance sur l'horaire, et on se retrouve sur le lac où on devait camper.




Re-chargement après le premier portage







La pénombre gagne, mais c'est magnifique


Puis, à peine un emplacement choisi pour camper, la pluie arrive... Et là, si la montée des tentes s'effectue bien, commence la lutte pour le feu. On a bien galéré, mais au final on a pseudo cuit les saucisses. Nuit humide mais bienvenue ensuite...




Moment de solitude




Au matin du dimanche nous repartons donc. Pas d'orignaux en vue (aucun durant tout le week-end d'ailleurs, ni ours, snif...) mais beaucoup de Huards (canards qui plongent, et par ailleurs emblème du pays - on les trouve sur les pièces de 1 $ CAD).



Sinon c'est l'automne, et en plus ici les couleurs sont plus avancées qu'à Montréal. Donc "je regarde les images et c'est beau" (Raoul, comm. pers.).







oui oui, l'air constipé, ça va...

Bon parfois des barrages de castors non cartographiés forcent à sortir et transbahuter l'embarcation...





A midi, on arrive à Sunbeam Lake, le point le plus éloigné de notre départ. C'est important car c'et là qu'arrive un méga orage...





Les tentes, de toute façon peu sèches, sont mises à contribution.




Enfin "l'épisode cévenol" (les Montpelliérains comprendront) finit par se calmer après une bonne heure. On repart donc direct car il reste du chemin avant le camp du soir.


Il nous faut notamment faire plusieurs portages. Notez que pour chaque portage, deux prennent tous les sacs (ça fait du volume croyez moi), et le dernier prend le canoë comme suit. Bref, à la fin des 3 jours on avait tous des petites raideurs dorsales...





Parfois les lacs/rivières n'ont opas trop de fond. Ainsi juste avant notre destination (le lac sur lequel on devait passer la nuit), nous nou strouvons devant "Willow Pond" (la mare aux saules). Mare est en effet le terme qui convient...



Eh oui va falloir y aller...


Mais qui dit "peu de fond" ne dit pas forcément "fond solide". Ainsi des drames sont toujours possibles...


Là Anabelle est restée bloquée jusqu'en haut de la cuisse pendant 2 bonnes minutes...




Oui bon on était déjà trempés alors...

Mais nous sommes finalement arrivés au lac voulu, avec un joli campement. Et là miracle, on a pu faire (enfin surtout Paul) un super feu. Opulence de graille (chaude, y compris les Marshmallow), bref du bonheur. Et ce malgré les souris qui fouillent (et plus si affinités) dans les sacs de bouffe...





Flous mais contents du WE un peu warrior

Puis le lendemain il fallut revenir au point de départ. A un bon rythme, comme tout le week-end en fait (si si), nous sommes donc revenus à la voiture vers 13h. Idéal pour le retour à la civilisation (fast food... ben oui), puis route vers Perterbourough (cf carte en haut), où les deux Guelphiens (on dit comment ??) m'ont déposé à la gare routière. S'ne suivit un épique trajet en bus, pour un retour à Montréal à 2h30. Oui on n'a rien sans rien...

Voilà, vous savez -à peu près- tout sur le week end Survivor. Alors en attendant de vos nouvelles je vous embrasse et allez les Bleus !!

Xav

Aucun commentaire: