mardi 20 février 2007

Salon de la pourvoirie

Samedi donc…
Revenant d’une visite d’appart (toujours pas), Joanna me dit qu’elle doit aller à un salon au palais de congrès (oui Georges, là où il y a eu le colloque de l’ESA y a 2 ans) pour faire un reportage sur 2 filles qui sont fauconnières. Mais donc quel genre de salon ?? Le salon de la pourvoirie bien sur ! Hé ?? Bon OK j’ai appris le mot ce week-end. Il s’agit tout simplement du salon chasse-pêche, mais à l’échelle du Québec (http://www.pourvoirie.net/).
Apres la rancon de 10$, vous pénétrez alors dans un monde fabuleux. Et même si je suis un peu familier du genre, disons pas totalement novice, notamment grâce à mon ex-colloque creusoise ayant travaillé à la fédération de l’Hérault, je ne sais pas trop par où commencer…
Tout d’abord les classiques, les trucs auxquels on s’attend a priori à trouver dans ce genre de réunion.
Des trophées en tout genre, bien sur, mais des GROS trophées…





Une vraie réserve empaillée reconstituée



Avec même notre bon vieux lynx d’Europe


Le chaland-type de l’endroit est assez différent des gens que j’ai préalablement croisés à Montréal. La tenue bien privilégiait le vêtement ample, de préférence creusé de nombreuses poches afin de conserver de multiples trésors. Et surtout un accent TRES prononcé. Mais point de snobisme, car il y avait TOUT. Tout ? Oui, TOUT.
Je vous laisse juges.

Un magnifique simulateur de tir. Je n’ai pas vu celui de Saint-Gély-du-Fesc, mais celui-là « il déchirait sa race ». Un Duck Hunt des années 2000. Notez le réalisme des graphismes, la pureté des couleurs.







Allez Madame, ne nous décevez pas…






OUI ! Bien joué !!

Mais encore plus puissant : la simulateur de PECHE ! Une canne, un fil, un film qui passe des images de gros poissons. Bravo.




Bon en fait c’était un peu pour les enfants mais n’empêche, il fallait l’inventer. Par contre le concours de précision du lancer à la mouche était trans-générationnel (trop fort le mec d’ailleurs).


Et bien sur, une farandole de bateaux pour pêcher peinard, tout confort.



Avec leur attributs bien sur.


L’équivalent terrestre, évidemment, comment faire sans ??







Des couteaux, des arbalètes, des voyages pour partir dans le Grand Nord (en hydravion car là-bas il n’y a pas de route) chasser une semaine…



TOUT je vous dis


Il y avait également des spectacles et des interventions. Pour les interventions il y avait celui qui était habillé conne pour un paddock de F1, avec ses sponsors sur sa surchemise, qui nous donnait ses trucs pour mieux pêcher. Selon son principe de base, le poisson, « il est pas dans l’eau, il est A QUEQU’PART dans l’eau ! ». OK ? N’empêche c’est limite s’il signait pas des autographes après, la classe.



Et après il y avait celui qui donnait ses « trucs pour prendre des grosses truites », à la mouche. Impressionnant également, avec à la fin la description de ses 10 mouches préférées (mais lui, c’est un professionnel, et il en a la MEGA DOSE – soit 700 sur lui quand il pêche).


Et enfin vinrent les spectacles. Quel genre ? Allons un spectacle de chiens bien sur !!



Une famille de dresseur

Et il y eut donc, une fois les canins hors de vue, la présentation des oiseaux de proie : buse, faucon crécerelle, chouette effraie (mais pas d’harfang) et hibou grand-duc (boulette de déjection à la clé). Ils sont utilisés notamment sur les aéroport, mais ils ont aussi bossé dans le cinéma (beaucoup de films se tournent à Montréal, c’est moins cher et il y a plein d’ambiances possibles). Quelques vols au-dessus du public et puis voilà.





Bref après avoir craint le traquenard, il y eut quand même beaucoup de nectar.

Allez sur ce je vais me coucher, prendre des forces car le froid est de retour, et je commence à avoir –vraiment- du boulot…
Bises à tous !

Xav

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Même pas un Broussu pour tenir compagnie au Lynx ???

Anonyme a dit…

"Il n'y a rien comme un séjour en pourvoirie" (dixit www.pourvoirie.net). A vous couper le souffle en effet, le salon de la pourvoirie....a côté le salon de saint gély du fesc, ça devait être du pipi de chat!

Anonyme a dit…

Rien du tout. je défend le salon de saint gély ("qui attire la France entière") et dont je me permet ici de rappeler les nombreux atours :

- armes et tenues de camouflage
- concours d'imitateurs d'oiseaux
- l'inimitable stand des piégeurs
- fauconnerie aussi, un classique
- une messe de saint Hubert avec un vrai curé et des trompes de chasse (où vous pouvez aller faire bénir clébards et grand duc après le spectacle)
- et surtout, des milliers de clébards (avec présence d'un magnétiseur animalier, "pour leur rendre tonus et vitalité", mieux que pédigrée pal)

Et en plus c'était gratos !
Alors dans l'Hérault, on a pas de caribou mais on a du sanglier et des idées.

non mais